Quelques livres recommandés…
Nouvelles Orientales (Marguerite Yourcenar)
“Le vieux peintre Wang Fo est condamné à mort par un empereur ne supportant pas de le voir créer un monde imaginaire, plus beau que l’univers réel. Cependant Wang Fo réussit à s’évader sur la mer de jade que son pinceau vient de créer… L’histoire du vieux Wang Fo est une de ces nouvelles orientales enivrantes auxquelles l’auteure nous convie, voyageant d’un paysage à l’autre, de la Grèce à la Chine, d’une contrée fascinante à une autre.”
Clandestin (Eliette Abecassis)
“Un train qui roule dans la nuit. Une femme qui lit distraitement. Un homme qui ne peut s’empêcher de lui lancer des regards furtifs. Il est attiré par elle. Elle s’en rend rapidement compte. Elle aussi est peut-être attirée par lui. Ils pourraient, par exemple, s’aimer clandestinement…
Le nouveau roman d’Eliette Abécassis, 35 ans et déjà quelques beaux succès derrière elle, comme Qumran en 1998, commence comme un roman de gare, manipule tous les clichés du roman de gare, mais n’est pas un roman de gare. Ce serait plutôt un faux roman de gare qui s’intéresse, par le biais de la séduction nocturne entre un homme et une femme, à la question de l’Autre. Un clandestin par exemple… Et en effet, l’homme en train de tomber amoureux d’une femme dans le compartiment d’un train de nuit est cela, un clandestin, un apatride, un SDF international comme ceux qu’« abritait » encore récemment le camp de Sangatte. Bref, un Autre en tant qu’il est à la fois proche et lointain ; en tant, surtout, qu’il n’est rien socialement – un fuyard sans même un billet pour voyager. Et elle, qu’est-elle ? Tout. Une élite de la République française, une énarque les yeux braqués sur son avenir se prenant soudain le hasard de la vie en pleine face.
Reprenons à présent les données de Clandestin. Cela donne : une jeune énarque est séduite par un homme mystérieux. Contrôlés par les agents de la SNCF, ils se révèlent être sans billet, sans papiers, sans rien. Dès lors, nous prenons l’itinéraire bis du roman de gare et lisons un texte à la dimension métaphysique, sociale et politique évidente. Qu’est-ce qu’un Autre ? Comment va réagir la jeune bourgeoise confrontée au surgissement, au cœur de sa vie, d’un homme en danger ? Quelle relation peut se nouer entre une représentante de l’ordre républicain et un errant ? Clandestin, à travers une trame narrative a priori banale, nous invite à nous poser ces questions essentielles, vieilles comme le monde et mystérieuses comme l’écriture qui les fixe ici”.
(Avis de la FNAC)
Les larmes de Marie-Antoinette (Juliette Benzoni)
“Pour une superbe exposition organisée au Petit Trianon et consacrée à Marie-Antoinette, plusieurs collectionneurs ont prêté des bijoux ayant appartenu à la Reine. Parmi eux, Aldo Morosini, le célèbre prince expert international en joaillerie, a confié une pièce de sa collection. Mais, dès l’inauguration, des meurtres sont commis, tous signés ‘Le Vengeur de la Reine’. Ce mystérieux assassin veut qu’on lui remette une ‘larme‘ de diamant ayant appartenu à une paire de pendants d’oreilles disparus pendant la fuite à Varennes. Ce bijou aurait été prêté par une jeune fille, une certaine Caroline Autié… Or celle-ci, interrogée, affirme qu’elle n’a jamais rien prêté et qu’elle ignore tout du bijou. Morosini et son ami Vidal-Pellicorne vont devoir lui porter secours. Caroline, en effet, vit dans une étrange demeure où il se passe des choses plus étranges encore… L’ombre de Marie-Antoinette et la dévotion fanatique de certains fidèles semblent recouvrir des haines insoupçonnées et de sordides appétits… Une nouvelle énigme, un nouveau défi pour le prince vénitien.” www.evene.fr


